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22/11/2009

Commentaires

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ororea

Bon moi avec tous les sushis que j'avale, je vais claquer jeune aussi, mais t'es prié de mourir après moi, alors pas trop d'alcool, hein; en plus tout seul apparemment, ça doit pas être très drôle...En plus si tu te saoules à chaque fois qu'il y a l'anniversaire d'un mort, t'as pas fini!Enfin bon, tu fais comme tu veux...Très beau texte encore une fois.

Francine Plaetevoet

L'intelligence du coeur.
Je lis ce bel article concernant Gérard Philippe dont j'ai toujours été amoureuse et je constate que vos chroniques sont rédigées avec l'intelligence du coeur. Ce qui me fait penser au superbe livre "des hommes" de Laurent Mauvignier. Les hommes y sont à la fois victimes et bourreaux, innocents et coupables. Le livre de MAUVIGNIER est écrit, lui aussi, avec l'intelligence du coeur. C'est un livre d'une virtuosité littéraire indéniable. Il faut apprendre à ne pas juger et la nuance est à cultiver jour après jour. Les hommes sont capables du pire et du meilleur et parfois, on rencontre des
hommes beaux et lumineux comme Gérard Philippe. La sagesse c'est peut-être de constater, d'observer la beauté et la laideur des hommes et d'apprendre à cultiver la nuance, la mansuétude et la magnanimité. Je regrette "le bateau livre" à la télévision. Pour une fois que nous avions une émission intéressante ! Je me rappelle l'une d'entre elles avec J.M. le Clezio, le calme et la subtilité de cet écrivain...

Anne b

Le "Fanfan" de l'enfance, celui que l'on a bien connu, alors qu'il est mort quand "on n'était pas né", le beau jeune homme qui voulait donner son âme au diable, les pirouettes, le rire d'un autre temps et le talent.

Jean-louis B

J'étais en 4e, ou peut-être en 3e. Composition de récitation. "Jean-Louis B au tableau !" Tirage au sort... "Les stances de Rodrigue" Nous t'écoutons... (ouais !!! par coeur ! je connais par coeur !)

"Percé jusques au fond du coeur
D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d'une juste querelle,
Et malheureux objet d'une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,
Ô Dieu, l'étrange peine !
En cet affront mon père est l'offensé,
Et l'offenseur le père de Chimène !
... "

A l'époque, je me rêvais en Gérard Philippe ; et je disais ce texte avec de quasi vrais sanglots dans la voix.
... Je ne vous dis pas la note que j'ai tapée... c'est indécent. Merci Gérard.

;-)

Christine

Je veux savoir la note moi (SVP°, Jean-Louis B.

C'est excellent ! sûrement

car, de mon côté, ma mémoire, elle, est une vraie passoire ! J'essaie de ruser mais franchement c'est dur. J'en bave...
cela dit, plus intimement, mon père (là je me souviens bien)aimait que j'aime Gérard Philipe. Aimer, c'est déjà un pas en avant. Il m'a acheté un livre de lui.

Christine

ororea

Le pire n'est pas si sûr

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Poème à lire un lendemain de cuite

On peut se tromper de taille de chaussure
On peut ne jamais trouver sa pointure
On peut toute sa vie s'habiller de bure
On peut avoir un accident de voiture
On peut mourir d'une atroce brûlure
On peut être victime de la censure
On peut manquer de carrure
On peut ignorer Epicure
On peut détester les piqûres
On peut rater sa chapelure
On peut être élevé à la dure
On peut passer sa vie en cure
On peut rêver de luxueuses fourrures
On peut au lieu du nez arborer une hure
On peut habiter dans une masure
On peut dormir dans un lit de sciure
On peut vivre dans les ordures
On peut être un affreux parjure
On peut tout à fait manquer d'allure
On peut avoir des rides avant l'âge mûr
On peut manquer d'air pur
On peut être impur
On peut se prendre un rateau à chaque aventure
On peut être allergique à la levure
On peut toute sa vie ignorer la luxure
On peut être atteint par l'usure
On peut être une erreur de la nature
On peut onduler de la toiture
On peut être dépourvu de droiture
On peut rater sa teinture
On peut louper sa coiffure
On peut collectionner les ruptures
On peut vivre dans une armure
On peut faire bavure sur bavure
On peut vivre sans progéniture
On peut être médiocre en sculpture
On peut être nul en peinture
On peut avoir un faible pour Balladur,
On peut n'être que blessure
On peut être couvert de points de suture
On peut cacher ses vergetures
On peut toujours arriver après la clôture
On peut être une enflure
On peut n'avoir pour amis que des crevures
On peut souffrir de ses jointures
On peut vivre sa vie sous la torture
On peut se pendre à la relecture
Moi Je conseille un truc : le cyanure.
(Avec ça si j'ai le Nobel de littérature
c'est que le jury a pris une sacrée biture)

Jean-louis B

Nan j'le dirai pas. Juste que j'ai été un cador en récitation tout le temps de ma scolarité où cette discipline a eu cours. Je mémorisais très facilement les textes alors que je n'arrivais pas à fixer durablement les leçons d'histoire et de géographie, par contre. Là, les notes , je peux tout dire : rarement la moyenne et plus souvent 5 sur 20 qu'autre chose...
Aujourd'hui, je me demande parfois ce qui (m')a manqué pour que la vocation de comédien ne s'éveille en moi. Même si j'ai fait un peu de théâtre très amateur.

ororea

Moi j'ai fait du théâtre : j'ai appris toute une tirade. La première fois, j'étais toute fière d'avoir mémorisé ce long texte; mon partenaire qui fait Pyrrhus finit son passage et j'enchaîne avec le mien. Je n'ai pas dit deux mots que la comédienne qui s'occupe du groupe crie : Stop! Trop vite! Et ça a duré comme ça pendant un an, je n'ai jamais pu aller jusqu'au bout de ma tirade, parce que je parle trop vite (chuis incorrigible) et je me suis découragée. Sinon en impro, je faisais beaucoup rire, et ça j'aimais bien...

ororea

Souvenirs de 2003

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Je suis à l'aquaboulevard, il est 20H, il n'y a presque plus personne : je suis seule dans le jacuzzi. Les bulles me portent et me tripotent. Je ne suis plus qu'un glouglou. L'eau lisse ma peau, me relaxe le dos. Je plonge dans l'eau glacée et je rejoins le côté vagues. Elles sont encore petites. Je me glisse sur un tapis. Je ne suis plus qu'une otarie parmi les otaries, me laissant porter par le tapis. Puis je plonge sous la vague, la déferlante scélérate, et je refais surface, sous l'oeil attentif du maître nageur, un beau jeune homme aux pectoraux carrés dont je suis amoureuse secrètement. Je lui fais mon show, je saute dans l'eau comme un dauphin, je joue avec l'onde qui diminue et je retourne barbotter dans mon jacuzzi en attendant le cours d'aquagym, avec un autre beau maître nageur, dont je suis secrètement amoureuse. Erotomane, c'est pas une sinécure...

ororea

Kafkaïen

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Après trois années d'enseignement en lycée, après avoir tout essayé, rien ne marchait, c'était toujours le brouhaha. Je parlais pour trois élèves au maximum, les autres communiquaient joyeusement entre eux. Je me décourageais. Je me dis que peut-être si'étais une athlète, ça passerait mieux. Je pris un abonnement à l'aquaboulevard et je fis trois heures d'aquagym tous les jours, et un peu de rameur; je restais parfois jusqu'à 20H dans le jacuzzi, négligeant de perfectionner mes cours, de toutes façons ça ne changerait rien. Je devins de plus en plus à l'aise dans l'eau, je me roulais dans les vagues artificielles, je faisais des bonds de trois mètres au dessus de l'eau, jouait avec les tapis, les ballons. Au bout d'un an, je vis pousser une nageoire caudale en bas de mon dos. Je ne m'inquiétais pas et continuais l'aquagym et les bonds dans l'eau. Ma peau devenait humide et épaisse, bleue clair et j'étais de mieux en mieux dans l'eau. Négligeant totalement les cours, je faisais de la garderie et cachais ma nageoire caudale sous d'amples ponchos mexicains. Mes collègues me regardaient bizarrement. Les élèves commencèrent à me jeter des craies de toutes les couleurs et je mettais des heures à nettoyer la salle. Un jour je m'aperçus que je respirais par les côtés, j'avais des branchies et ma peau était d'un magnifique bleu marine. Malgré des efforts diététiques, je grossissais à vue d'oeil. Mes pieds s'étaient rejoints et je sautais sur ma queue dans le métro comme une sirène urbaine. Plus rien ne m'allait même dans les rayons grande taille : je demandai à ma mère de me confectioner des vêtements sur mesure. Ma voix même devenait inaudible, j'émettais de longs sifflements et quand je ne chantais pas, je pleurais. Il fallait me rendre à l'évidence, j'avais pris un abonnement "baleine" à l'aquaboulevard, et j'étais devenue une ravissante baleine bleue. Et ma mère, qui sans se douter de quoi que ce soit, m'avait récemment traitée de cachalot échoué.
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ororea

Thé ou café

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Très longtemps, je n'ai aimé ni le thé ni le café. Je me souviens qu'un été de mon enfance à l'île d'Oléron, j'avais les oreillons et on m'obligeait à boire du thé, je trouvais cela horriblement amer. Il fallait y ajouter des quantités de lait pour que j'acceptasse de boire le breuvage.
Maintenant j'apprécie le thé à la menthe ou le thé au citron; En revanche pour le café, c'est plus compliqué. J'ai toujours trouvé cela trop amer. Comme pour le thé, il faut le noyer dans le lait, avec beaucoup de sucre pour que ça passe, autant dire que je n'en bois jamais. Paradoxalement j'adore les éclairs au café, les bombons au café, enfin tout ce qui est sucré, et là encore à consommer avec modération. Socialement, c'est très embêtant, pas un jour ne passe sans qu'on me demande : tu viens boire un café? Si on m'invite au café, c'est gênant car je prends toujours des boissons plus chères : eau pétillante, orange pressée ou des boissons encore plus pharamineuse au Starbuck café. Si la personne m'invite chez elle, en général elle n'a que du café et je prends un verre d'eau. Enfin je passe d'emblée pour la fille compliquée. Et puis comble de l'égoïsme, si vous passez chez moi, nulle cafetière, je ne sais même pas comment cet engin fonctionne (pour une future secrétaire, ça craint), vous aurez de l'eau gazeuse, du jus d'orange ou une infusion à la menthe. Et toc.

Ambre

"Gérard Philippe a 87 ans"... et a gardé la beauté de sa jeunesse : cruel privilège.

Ororea : je souris en vous lisant et je me dis que Frédéric Ferney est un être généreux.

ororea

Oui, une qualité de plus. Bon, il fume et il boit, mais il est trop mignon; faudrait que je le touche la prochaine foisjuste pour vérifier si il est chaud ou froid...Niveau sourire il n'a rien à envier à Gérard Philipe.

Birgitt

Oui, moi aussi, je trouve ce billet plutôt amusant et même, légèrement frivole

"Toutes ses dents"... vous en êtes sûr ?

"Rien ne peut éteindre la légende. Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus"

:o)

Longchamp France

Gérard Philipe a 87 ans, et toutes ses dents... - Le Bateau Livre. Le blog de Frédéric Ferney

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