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24/04/2009

Commentaires

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Anne Burroni

J'ai découvert Toni Morrison depuis peu, et l'ai entendue récemment à la télévision. Je ne pourrai donc pas dire grand chose d'intelligent mais je trouvais fort triste que votre billet la concernant ne trouve aucun écho.
Alors, je dirais que... J'ai été immédiatement conquise... Assurément une figure incontournable de la littérature américaine.
Elle a une vision panoramique de la vie, des gens, et un regard empli de générosité.
Elle m'a rappelé un roman magnifique, exceptionnel, de Richard Powers « Le Temps où nous chantions », l'histoire d'une famille dans les années 1940, dont le père juif allemand et la mère noire américaine élèvent leurs trois enfants dans l'amour et la beauté, en dehors de toutes considérations raciales (enfin je fais très court, c'est beaucoup plus que ça !).
Bref, il y a dans ce roman une puissance et une grâce, voilà exactement ce que j'ai ressenti lorsque j'ai entendu cette grande dame : la puissance et la grâce.

Critiquator

"L'oeil le plus bleu" est le premier roman de Toni Morrison que j'ai lu, "Le Chant de Salomon" et "Beloved" et "Jazz" sont en attente dans mes rayonnages. Oui, les deux mots "puissance et grâce" sont une caractérisation que j'ai ressentie aussi. L'impression que T.Morrison peut faire chanter le moindre détail de voix, de vêtement, que tout est roman "en puissance" sous ses yeux. Après avoir succombé récemment à "Une Odyssée américaine" de Jim Harrison, que notre hôte avait si bien chroniquée (puis à "Dans la brume électrique" de James Lee Burke), je ne tarderai plus à retrouver T.Morrison. Pour une autre expédition dans ce pays qui a trouvé les écrivains qu'il mérite, mais chaque artiste n'est-il pas un inventeur de pays ? Le sien ou un autre ? Aux Etats-Unis, en France comme ailleurs ?

Claire Ogie

Anne Burroni, j'ai eu la même réaction que vous en voyant ce billet sans commentaires depuis deux jours, mais pour ce que j'avais à en dire, je ne voulais pas être la première. Je trouvais que d'autres feraient bien mieux que moi, et j'avais raison. :o)

Je n'ai toujours rien lu de Tony Morrison et pourtant, depuis cette émission spéciale du bateau livre sur T. Morrison je l'avais noté dans ma longue liste de livres à lire.
Alors, am stram gram pic et pic et... je ne sais pas encore lequel choisir en premier. Je vais voir. Il va bien falloir que je me décide !
Si quelqu'un à des conseils à donner, qu'il ou elle ne se gène surtout pas !

Il me semble en effet que c'est une grande dame.

Chr. Borhen

Pour les strasbourgeois (et les autres), Toni Morrisson à la librairie Kléber mercredi 13 mai à 17 h 30. Qu'on se le dise !

Critiquator

@ Claire Ogie

Les conseils de lectures amicaux sont toujours bons à prendre,et, comme vous, je m'en saisis, de sorte que certains choix personnels se trouvent souvent repoussés à plus tard ! Exemple avec les trois Toni Morrison que j'ai stockés.

Autre défaut, celui d'être comblé par la qualité au point de craindre d'en abuser : il m'est même arrivé de ne pas aller jusqu'à la fin d'un livre, non parce qu'il manquait de force mais parce qu'il procurait un degré de poésie qui ne pouvait pas être dépassé. Est-ce le cas avec "L'Oeil le plus bleu" de T.Morrison ? Je le crois.

Je suis donc mal placé pour vous conseiller un T.Morrison précis, mais pourquoi ne pas commencer par celui que chronique F.Ferney, "Un Don" ?

Mais, si vous n'avez rien d'elle sous la main, en attendant, et puisqu'il s'agit d'une femme écrivain aussi, tenez, lisez " Le Coeur Cousu" de Carole Martinez, de toutes façons, vous l'aurez sans aucun doute avalé, dégusté, savouré en un rien de temps ! Je vous assure.

Claire Ogie

Et bien merci pour ce conseil Critiquator, je crois que je vais commencer par Beloved en ce qui concerne T. Morrison (et j'évite les fautes d'orthographe, honte à moi), de plus, je note Le Coeur Cousu, car j'aime bien ce que je viens d'en lire en cherchant sur le net. Merci encore ! :o)

C'est curieux, il ne m'est encore jamais arrivé d'être comblée au point de ne pouvoir aller au-delà, avec un auteur. Il m'arrive de me dire que tel ou tel autre ouvrage était bien meilleur, mais cela ne m'empêche pas de continuer à fouiller, enfin, sauf cas de déception intense. lol
En fait, les livres, je les prends comme des gourmandises, il n'y en a jamais assez...

Anne Burroni

Merci Christophe Borhen pour l'info.
Les strasbourgeois ont beaucoup de chance, mais certains "autres", comme moi, sont beaucoup trop loin pour en profiter ! Tant pis. Vous nous raconterez !
Ceci étant dit, donner ce genre d'info est plutôt une bonne idée, on ne sait jamais !

Éric Poindron

BSC NEWS, Le magazine littéraire et culturel en ligne consacre, en partie, son numéro d' avril au phénomène "Littérature et Internet".

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Pour découvrir le Magazine (gratuit) :

http://www.bscnews.fr/


P.S.
Cher Christophe Bohren, vous êtes strasbourgeois, donc, comme mon cher Sebastian Brandt ?

Eric Poindron

Gusto

Blacks vote Democratic because they are lbareil on economic and social issues (except on gay marriage). Coming largely from poverty, they understand deeply the importance of economic justice, and having been an oppressed minority, they understand more than anyone else (maybe with the exception of Jews, who are also a historically brutally oppressed group) the importance of equal rights. Black churches, more than any other churches, focus on the concepts of justice, social liberation, and equal rights. So the reason for blacks being Democrats has little to do with personality. It's about needs, and at least as importantly, their lbareil values. Even when black Republicans run against white Democrats, they almost never get more than 25% of the black vote (just as you mentioned with your Michael Steele example). I don't see how Colin Powell could even remotely have gotten anywhere near 90% of the black vote, let alone 35%.

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