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31/03/2009

Commentaires

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Franck Bellucci

Le rapport du biographe à son sujet (ou plutôt à celui qui devient son objet puisqu'il subit son enquête, ses assauts, ses indiscrétions, son désir) est fort intéressant parce qu'il est complexe et souvent difficile à comprendre. Cette relation très particulière biographe/sujet ne repose-t-elle pas sur un étrange mélange de fascination et de répulsion, d'empathie et de distance, toutes deux nécessaires à l'exercice de l'écriture biographique et pourtant si difficilement conciliables ? Le biographe ne se livre-t-il pas à un exercice qui relève à la fois de la démarche scientifique qui aspire à l'objectivité, à l'exhaustivité et de la reconstitution forcément un peu aléatoire et subjective ? Et, en vérité, le biographe ne parle-t-il pas autant de lui que de son sujet derrière lequel il se cache avançant ainsi protégé par la vie de l'autre, masqué par ses traits, et brouillant les pistes ? Le sujet n'est-il pas un peu un double ou un double inversé de ce que le biographe est, aurait pu être, aurait aimé être ou n'a pas le courage d'être ? N'est-ce pas en quête de lui-même que part un biographe quand il commence l'exploration de l'existence d'un autre ? Enfin, l'intérêt principal d'une biographie ne réside-t-il pas dans cette rencontre de deux individus, le regardant et le regardé, l'analyseur et l'analysé ; dans cette superposition de deux sensibilités et de deux vécus ? Que les biographes "officiels" n'hésitent pas à m'apporter leur témoignage... dans la mesure de l'avouable bien sûr !

Anne B

Wilde n'est-il pas le sujet rêvé pour un artiste!
Un modèle fascinant pour s'approcher des démons, en sachant qu'il est impossible de les exorciser ?
Wilde dans la brume, devenu diable, dans un monde de chauve-souris aux petits yeux haineux.
Difficile de peindre, de sur-peindre, de dépeindre le portrait d'un comédien martyr, si touchant, dans son bouleversant et fulgurant "De Profundis".
Un psaume dans le crépuscule, l'agonie du fantastique derrière "la petite fenêtre aux barreaux" "grise et misérable".
Je n'ai pas lu Brandreth, mais pour comprendre mieux encore la "bizarre tendresse d'Oscar envers le pire", je veux bien me lancer dans l'aventure.

P.S Lu votre "Oscar", comme on lit une partition, l'écriture module, change de gammes et de tempo comme wilde change de masques; Notes majeures, notes
mineures derrière lesquelles se cache la tragédie, non, la mise en scène de cette tragédie , qu'est la vie du séduisant, raffiné et subtil dandy.
Est-ce un défi la biographie?
Un défi mis en scène ou ma mise en scène d'un défi?
Je peux relire aussi!

Anne B

Pardon "LA" mise en scène

ororea

Oui, moi ça m'a donné envie aussi, j'ai commandé, pour trois sous, les bouquins de Brandreth d'occasion sur Priceminister...

Frédéric Ferney

D'accord avec tout ce que vous écrivez, Frank.
Je pense de plus en plus que la relation qui se noue entre le biographe et le personnage sur lequel il enquête ressemble à de l'amitié.
Il en est de toutes sortes.
F.F.

ororea

Un petit poème :

Le loup et l'agneau

Dans l'orée du bois, le loup fait des pirouettes
Il se prend pour le loup de Tex Avery
Lui ce qu'il cherche c'est des minettes,
et pas à se livrer à des boucheries

Le loup est super bien sapé
Il a pris son Aston Martin
Celle là, sûr il va se la taper
avec ses doc martin's

Le loup veut rentrer en boîte
le videur le repousse
il a les pattes moites
c'est une soirée mousse

Le loup fait venir un journaliste
pour prouver la discrimination
le videur dit : vous n'êtes pas sur la liste
les articles pleuvent dans toute la nation

Le loup monte une association
pour lutter contre le racisme anti-loup
pour les agneaux c'est une abomination
Ils se planquent tous d'un seul coup.

ororea

La petite vadrouille

http://www.dailymotion.com/video/x28epz_bourvil-ballade-nord-irlandaise_music

Tiens FF va en Irlande bientôt :

http://www.lepetitjournal.com/content/view/38888/1179/
Le Service culturel de l’ambassade de France en Irlande et l’Alliance Française de Dublin présentent l’édition 2009 du Festival de littérature franco-irlandais sur le thème « L’amour, la mort ». Il se tiendra à Dublin du 3 au 5 avril. Il sera officiellement ouvert par S.E.M. Yvon Roé d’Albert, Ambassadeur de France en Irlande, ce vendredi à 14h. Programme :

Ecrivains participant au festival:
Nicole Brossard (Québec), Noëlle Châtelet (France), Assia Djebar (France), Colette Fellous (France), Frédéric Ferney (France), Alain Fleischer (France), Olga Flor (Autriche), Hugo Hamilton (Irlande), Claire Keegan (Irlande), Deirdre Madden (Irlande), Eiléan Ní Chuilleanáin (Irlande), Joseph O’Connor (Irlande), Dennis O’Driscoll (Irlande), Olivier Poivre d’Arvor (France), Beatriz Preciado (Espagne), Álvaro Uribe (Mexique), Lucy Vincent (France), Maike Wetzel (Allemagne), Dairena Ní Chinnéide (Irlande).

Anne B

Chère ororea,
Merci pour cette balade irlandaise!
L'amour, la mort, rien que ça!
Alain Feischer est du voyage ....j'aimerais l'entendre...Le connaissez -vous?
Je viens de terminer son "Sàandor F., j'en ai des frissons...j'aime profondément ses livres, son écriture. A. Fleischer est un homme multiple, cinéaste, photographe, écrivain, directeur du Fresnoy (dans le nord de la France), vivant à Rome, mais peut-être savez-vous tout cela, je m'emporte.
Un échange furtif, lors d'une dédicace prétexte (prolongations), pour parler de Thomas Bernhard, juste le temps de le remercier d'écrire...
Cet hiver, la nef du grand Palais s'est métamorphosée en "Nuits des images"(dix ans du fresnoy), la façade n'étant plus que mots, vertige de mots.
Fleischer est l'écrivain de "la première fois", c'est un passe muraille.
Les petites infos qui n'ont l'air de rien font du bien, merci!

ororea

Non je ne connais pas Fleischer mais je n'ai pas votre érudition...Ces temps ci, comme je travaille comme documentaliste bénévole dans un collège, il m'arrive de lire des livres et des revues pour les jeunes : ce matin, je lisais Simple de Marie Aude Murail, sur un jeune homme qui fait tout pour que son frère,handicapé mental, n'aille pas dans une institution, c'est touchant, ou la revue Muze en théorie pour les lycéennes littéraires mais je trouve la revue super esthétique et intéressante. Sinon chez moi là je relisais comme vous le Oscar Wilde de FF...

Hécate

Bonsoir Frédéric Ferney, j'étais à la villa Gillet, vous étiez Oscar! bravo.
Je viens vous demander, si vous avez lu l'un des romans de Robert Alexis, édité chez Corti? J'aimerai savoir éventuellement ce que vous pensez de ses livres qui, je l'avoue me captivent par les thèmes abordés.
Bien cordialement.
Hécate

Danielle Guérin

Cher Monsieur Ferney,

Je vous écris en qualité de rédactrice de Rue des Beaux-Arts, le bulletin bimestriel de la Société Oscar Wilde en France. Nous serions particulièrement heureux d'entrer en contact avec vous. Auriez-vous l'amabilité de nous joindre à notre adresse : melmoth.paris@gmail.com

Je vous en remercie

Danielle

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